jeudi 22 février 2007

Chères amies,
Chers amis,

Je vous laisse quelques temps...
Promis, je reviens très vite.... bisous

vendredi 9 février 2007

Trois mois pour avoir ébréché l'urinoir de Duchamp

vendredi 9 février 2007, 11h19

PARIS (AP) - "Le Centre Pompidou ne reconnaît pas mon geste artistique", a regretté vendredi Pierre Pinoncelli condamné par la cour d'appel de Paris à trois mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve pour avoir dégradé l'emblématique urinoir de Marcel Duchamp lors d'une exposition en janvier 2006.

Il doit également payer les frais de réparation à hauteur de 14.352 euros. La cour a cependant déclaré irrecevable le musée d'art moderne pour réclamer la perte de valeur de l'oeuvre. "La cour a dû considérer que le Centre Pompidou n'était pas le propriétaire de l'objet, je n'ose pas dire oeuvre d'art", a ironisé Me Emmanuel Arnaud, l'avocat de M. Pinoncelli.

En première instance, le tribunal correctionnel de Paris avait condamné Pierre Pinoncelli à verser 214.000 euros de dommages et intérêts au Centre Pompidou pour réparer la perte de valeur de l'urinoir ébréché. Le musée réclamait plus de 400.000 euros.

Mais à l'audience en appel, il a été soutenu que le musée n'était que le gardien de l'oeuvre et non pas son propriétaire. Un raisonnement qu'a probablement suivi la cour, selon l'avocat de la défense. Les motivations de l'arrêt n'étaient pas disponibles vendredi.

"Le Centre Pompidou a voulu faire de cette histoire une histoire de gros sous. L'histoire de gros sous, je l'ai gagnée", a triomphé M. Pinoncelli. "Je m'en suis bien tiré", a-t-il cependant ajouté, soulagé. A la question de savoir s'il allait recommencer, le septuagénaire a répondu par la négative. Avant de se raviser, malicieux: "Dans l'hexagone, non. J'ai quand même le reste de l'
Europe et du monde pour agir".

Pierre Pinoncelli était jugé pour "dégradation d'un bien d'autrui" pour s'en être pris le 4 janvier 2006, à coups de marteau à cette pièce, baptisée "La Fontaine", présentée à l'occasion de l'exposition "Dada" au Centre Pompidou. Il avait signé "Dada" sur l'oeuvre. En 1993, il avait déjà uriné sur ce "ready-made" exposé à
Nîmes avant de lui porter quelques coups de marteau et d'être condamné quelques semaines plus tard.

En 1917, Marcel Duchamp n'avait pu exposer à
New York, sous le pseudonyme de R. Mutt, cet urinoir, détourné de sa signification. "Le fait que M. Mutt ait modelé ou non 'La Fontaine' de ses mains n'a aucune importance. Il l'a choisie. Il a pris un article courant de la vie et fait disparaître sa signification utilitaire sous un nouveau titre. De ce point de vue, il lui a donné un sens nouveau", expliqua à l'époque Duchamp.

Pierre Pinoncelli, qui se réclame de l'école artistique de Nice, a toujours assuré que "Duchamp se serait marré" de son "clin d'oeil au dadaïsme". "Je lui avais dit en 1967 que je ferais quelque chose de son vivant. Il m'avait donné sa bénédiction", avait-il déclaré en 2004.

Pierre Pinoncelli présente ses actions comme des performances artistiques. Il s'est ainsi coupé un doigt en signe de solidarité avec
Ingrid Betancourt, otage des FARC en Colombie depuis 2002. AP

dimanche 4 février 2007

Les hommes m'ont appelé fou

Une jolie citation de Poe par Baudelaire :

"Les hommes m'ont appelé fou ; mais la science ne nous a pas encore appris si la folie est ou n'est pas le sublime de l'intelligence (...) si tout ce qui est la profondeur, ne vient pas d'une maladie de la pensée (...) Ceux qui rêvent éveillés ont connaissance de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis."

BAUDELAIRE, Traduction de Edgar Poe, Histoires grotesques et sérieuses, «Éléonora».

vendredi 2 février 2007

Froid dans le dos

Quatre cents experts mondiaux du IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change) viennent de clore une réunion d’une semaine à Paris. Leurs conclusions peuvent se résumer en quelques points :

- le réchauffement global est une réalité mesurable et significative, et s’est fortement accentué depuis les dernières décennies ;

- l’origine de ce phénomène est plus que probablement (on parle de quasi-certitude) à chercher dans les activités humaines, en particulier l’usage de combustibles fossiles, la déforestation et les activités agricoles ;

- l’effet sera durable : si l’on arrêtait toute activité humaine demain, il faudrait plusieurs siècles pour que l’atmosphère retrouve sa composition de 1750.

Températures au 20e siècle : + 0,6° Celsius
Le volume des calottes glaciaires et des glaciers s’est réduit partout sur la planète. L’océan s’est réchauffé au moins jusqu’à 3 000 mètres de profondeur. Sa dilatation a fait monter le niveau de la mer de 10 à 20 centimètres durant le vingtième siècle, et de 1,8 mm par an entre 1961 et 2003.

Températures au 21e siècle : + 1,8 à 4 °C
Selon les différents scénarios retenus. Cette chaleur supplémentaire est autant d’énergie injectée dans l’atmosphère, qui réagira, disent les experts, par des précipitations et des cyclones plus nombreux et plus violents.

Niveau de la mer : + 18 à 59 centimètres en 2100
En 2001, on prévoyait entre 8 et 88 centimètres. Mais le rapport souligne que la fonte de glaciers de l’Antarctique et du Groenland sont mal connus et que l’élévation pourrait être plus forte.

Le climatologue Jean Jouzel explique qu’une «élévation moyenne de 40 cm du niveau des océans signifierait que 200 millions de personnes doivent quitter leur lieu de vie ».

futura-sciences.com

Qui se moquera encore des écolos ?

jeudi 1 février 2007

Fi du loup...


Il est des moments divins
Où nul(le) n'en a besoin

Vingt-quatre heures d'une femme sensible

Roman de Constance de Salm, chez Phébus


"Ce court roman épistolaire a été publié de manière anonyme en 1824 : quarante-quatre lettres écrites par une femme à l'homme qu'elle aime, en une nuit sans sommeil et une journée d'angoisse, pour dire tous les tourments de la jalousie.

Un soir, au sortir d'un concert, cette femme a vu disparaître son amant, qu'elle veut épouser, en compagnie de la "belle" et "coquette" "Mme de B***". Et, chacun le sait, "l'amant le plus fidèle, le plus intime même, a-t-il jamais su résister aux provocations de la coquetterie ?".


Voilà que s'enclenche le fatal mécanisme de la jalousie, ajouté à la tendance qu'ont beaucoup de femmes à aimer le malheur, à l'anticiper, au lieu de jouir du présent. "Je vous aime, mon ami, plus que l'on n'a jamais aimé ; mais il ne se passe pas une minute de ma vie sans qu'une secrète anxiété ne se mêle à l'enchantement de ma passion."

De lettre en lettre, montent le désespoir et la folie. Engrenage classique, presque banal, de la passion. Tout cela va très mal finir... Ici, il n'en est rien. Le jeune homme était parti au bras de Mme de B*** pour assister à son mariage, en secret, avec son oncle, lequel lui disputait, jusqu'alors, la femme qu'il aime - l'auteur des lettres de folle jalousie.

"La jeune dame qui a écrit ces lettres épousa son ami au bout de huit jours. On ignore si elle l'instruisit de tout ce qu'on vient de lire."

Est-ce pour cette fin heureuse que ce beau texte est tombé dans l'oubli, comme son auteur, Constance de Salm (1767-1845), à laquelle Claude Schopp, qui a exhumé ce roman, rend un hommage justifié dans une postface très documentée ?


La belle Constance de Théis était de ces femmes libres comme le XVIIIe siècle en a vu naître. Avant d'épouser le prince de Salm, elle était mariée à un chirurgien, Jean-Baptiste Pipelet, dont elle divorça (grâce à la loi de 1792) en 1799. C'est sous ce nom qu'elle apparaît dans La Vie de Henry Brulard, de Stendhal : "La poésie me fit horreur (...) mais j'admirais fort et avec envie la gorge de Mme Constance Pipelet, qui lut une pièce de vers. Je le lui ai dit depuis ; elle était alors femme d'un pauvre diable de chirurgien herniaire."

Constance de Salm a en effet écrit des poèmes, sans doute pas inoubliables, et des drames, peut-être moins réussis que cet unique roman. Elle tenait un brillant salon, où elle recevait notamment Jean-Baptiste Say, Talma, Houdon, Girodet, Alexandre Dumas, Stendhal... Ses contemporains admiratifs la surnommaient "Muse de la Raison" ou "Boileau des femmes".
Elle avait peu de goût pour le sentimentalisme et les femmes soumises, et si elle écrivit Vingt-quatre heures d'une femme sensible, c'était, disait-elle à l'amie à laquelle elle dédiait ce livre, pour "répondre par là à quelques reproches qui m'avaient été faits sur le ton sérieux et philosophique de la plupart de mes ouvrages".


Elle voulait avant tout, comme elle y insistera dans un avant-propos à ses Œuvres complètes (publiées en 1842), non seulement "faire un tableau complet de cette multitude de vives sensations, qui sont, en quelque sorte, le secret des femmes", mais aussi, ce que "peu de lecteurs ont vu", "montrer jusqu'à quel point elles peuvent les égarer, et leur donner par là une utile et grande leçon". En un mot, inciter les femmes à penser leur liberté. D'ailleurs, au coeur même de sa dérive de jalousie, l'héroïne de Vingt-quatre heures s'interroge sur l'amour, "un caprice, une fantaisie, une surprise du coeur, peut-être des sens" ; "L'amour n'est donc pas une condition inévitable de la vie, il n'en est qu'une circonstance, un désordre, une époque... Que dis-je ? un malheur ! une crise... une crise terrible..., elle passe, et voilà tout".

Penser et demander aux femmes de penser. Ecrire à un ami : "J'aime l'indépendance en tout" - il n'en fallait pas plus, et il n'en faut toujours pas plus, pour être considérée comme un "bas-bleu". C'était certainement une raison suffisante pour que Constance de Salm soit injustement oubliée. Et il n'est pas certain qu'aujourd'hui encore sa leçon puisse être entendue. "

Josyane S - lemonde.fr

mercredi 31 janvier 2007

Ooooh Tamaraaaaa.....

Un bonus gratuit pour inconditionnel(le)s de sensualité : Tamara de Lempicka

Un bien charmant coquillage...


"Deux amies"

Et si vous en voulez encore, ce que je comprendrais fort bien, courez à Milan avant le 18 février