Officiellement rien ne les relie entre eux. Si ce n'est une certaine façon de concevoir l'art et les influences qu'ils ont subies. Ces influences sont : John Cage, Dada et Marcel Duchamp. Sans eux, Fluxus n'existerait pas.
Surtout sans Cage de qui j'aime à dire qu'il a opéré deux lavages de cerveau. Le premier, au niveau de la musique contemporaine avec la notion d'indétermination, I'autre au travers de son enseignement avec l'esprit Zen et cette volonté de dépersonnalisation de l'art.
Fluxus va donc exister et créer à partir de la connaissance de cette situation post-Duchamp (Le ready made) et post-Cage (la dépersonnalisation de l'artiste). Cette connaissance crée un point de non retour car en acceptant d'avance toutes les formes, elle les périme du même coup. Fluxus ne sera donc pas concerné par l'œuvre d'art formelle, esthétisée et hédonisée.
Fluxus va donc exister et créer à partir de la connaissance de cette situation post-Duchamp (Le ready made) et post-Cage (la dépersonnalisation de l'artiste). Cette connaissance crée un point de non retour car en acceptant d'avance toutes les formes, elle les périme du même coup. Fluxus ne sera donc pas concerné par l'œuvre d'art formelle, esthétisée et hédonisée.

Son "donner à voir" consistera en un premier temps à épuiser toutes les possibilités/limites du "tout est art" et en un second temps à dépasser ce "tout est art" par une attitude Non-art, Anti-art. Ainsi Fluxus va s'intéresser au contenu de l'art pour le combattre et, au niveau de l'artiste, créer une nouvelle subjectivité. Tout cela est difficile, presque impossible, car la dépersonnalisation est une nouvelle forme de personnalité et le non-art un nouvel art. Pourtant l'intention y est et l'honnêteté de l’intention est l'un des éléments essentiels de Fluxus. Même si le problème est impossible, le poser est important.
- Ben



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